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Les fusillés de Souge

L'Histoire des fusillés de Souge

Créé dans le premier quart du XXe  siècle, le camp militaire de Souge a été pris par l'armée allemande en 1940, après la défaite française. D'août 1940 à août 1944, il fut le théâtre de plus de 300 exécutions massives. Ce fut le 2ème  lieu de sacrifice en France, après le Mont Valérien.

En  1940, en  août  et  en  décembre, on  y  procéda  à deux exécutions de personnes isolées, arrêtées pour manifestation   hostile  aux occupants,  dont  Israël  Karp, dont   le   nom   vient   d'être donné  à  l'une  des  rues  de notre Ville, en juin dernier. Le 23 octobre 1941, ce fut au tour d'un jeune syndicaliste, arrêté par des policiers français, alors qu'il distribuait des tracts.

50 PATRIOTES FUSILLÉS EN REPRÉSAILLES

Lorsqu'un  officier  allemand,  le  Commandant Reilers, fut  abattu  le  21  octobre  1941  sur  les Boulevards par un Résistant, les autorités allemandes décidèrent de fusiller, à titre de représailles, 50 otages désignés  parmi  les  prisonniers  arrêtés  préventivement, grâce à la diligence de la police française, au camp de Mérignac et au Fort du Hâ.

Parmi les 50 fusillés: 2 jeunes Bordelais membres du groupe Alliance de Jeunesse, 3 combattants de l'Espagne républicaine, 5 des Auberges de la jeunesse  et  du  groupe  Auriac-Bergès, 2  jeunes Bretons que l'on suppose Gaullistes, arrêtés au passage de la ligne de démarcation, 3 jeunes originaires du Pas de Calais, qui avaient participé au mouvement revendicatif des mineurs à Marles. Les 35 autres étaient tous des militants actifs des organisations communistes ou syndicales.
Ces  50  patriotes  furent  enfouis  sur  place  en pleine  terre,  dans  un  lieu  aujourd'hui  appelé "Première enceinte".

En  1942,  les  exécutions  se  renouvelèrent  par vagues, dans une " Deuxième enceinte". Celle du 21 septembre fit 70 victimes. 

Pourquoi ces exécutions? Suite à une série d'attentats dans la France entière, les occupants ne disposaient plus d'otages à Paris en nombre suffisant après en avoir fusillé 88 au mois d'août. L'adjoint au chef de la Gestapo à Bordeaux proposa alors une liste de noms.
En  1943,  deux  patriotes,  "seulement",  furent fusillés à Souge. Considérant que l'image qu'ils donnaient  à  la  population  leur portait tort, et devant le besoin de main  d'œuvre  dans  leurs  usines, les  Allemands préférèrent  cette année-là la déportation massive des Résistants à leur mise à mort.

L'ANNÉE 44 FUT LA PLUS MEURTRIÈRE

109  fusillés  en  8  mois. Le  développement  du rejet de l'occupant et de la collaboration, l'activité des  maquis  de  la  région, leur  répression, une situation de plus en plus périlleuse pour l'occupant et  la  perspective  de  sa  défaite  incitèrent  les Allemand à multiplier les exécutions, la dernière datant du 1er août, à quelques jours seulement de la Libération de Bordeaux.

ENTRETENIR LE DEVOIR DE MÉMOIRE

A  la  Libération, après  la  reconnaissance  des corps  enfouis  sur  place, des  cérémonies  furent immédiatement organisées en commémoration des 1ères fusillades, le dimanche le plus proche du 24 octobre (date de la 1ère  fusillade massive) et n'ont jamais cessé depuis.
Un  Mémorial fut  érigé  en  1999  autour  de  la “Deuxième  enceinte” où  ont  été  perpétrées  la majorité des exécutions; un chemin de mémoire, jalonné de 6 stèles de verre rappelant les noms, prénoms et âges des victimes conduit à l'enceinte d'exécution où les 4 bûchers qui servaient à maintenir les fusillés ont été reconstruits à l'identique et les nids des mitrailleuses matérialisées au sol.
Le comité du Souvenir des Fusillés de Souge, association  loi  1901, œuvre  depuis  1987  pour redonner  toute  leur place  à  chacun  des fusillés   de   Souge. Les  biographies  des victimes,notamment, sont patiemment re-constituées et éditées. Elle  organise  également  de  nombreuses  visites au mémorial, à destination des associations, syndicats, scolaires, étudiants et particuliers.
“Vous avez donné vos vies pour la Liberté des générations  futures.  Votre  sacrifice  est  gravé  dans l'Histoire. Nos mémoires sont votre unique tombeau”.

Source : Comité des Fusillés de Souge 05 57 95 90 05

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Cérémonies commémoratives

Chaque année à l'automne (autour du 23 octobre), les enfants et petits-enfants des fusillés, et les autorités civiles et militaires raniment le souvenir des Fusillés du Camp de Souge lors d'une cérémonie particulièrement émouvante.
http://www.fusilles-souge.asso.fr/

Cérémonie commémorative
Cérémonie commémorative

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Exposition virtuelle

Exposition sur les Fusillés de Souge
Exposition sur les Fusillés de Souge

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Coordonnées du Comité des Familles des Fusillés de Souge

Téléchargez la plaquette des fusillés de Souge

 

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